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Près de la moitié des SDF ne bénéficie d'aucune prestation sociale

Drès une étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), 40 % des sans- domicile fixe ne reçoivent aucune aide de la part de l'Etat.


La DREES, Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, vient de publier une étude sur les Minima sociaux et prestations sociales.

Elle est basée sur les résultats de l'enquête Sans-Domicile, menée par l'Institut national de la statistique et des études économiques(INSEE) et l'Institut national d'études démographiques (INED) en 2012.

En réalisant cette étude, la DREES se pose la question de la persistance de la pauvreté en France, malgré les multiples prestations sociales existantes - comme par exemple les aides au logement, le RSA, les indemnisations au chômage ou encore les allocations familiales.

En France métropolitaine, plus d'un million de personnes vivent avec moins de 520 euros par mois (chiffre 2012).

Ces personnes exposées à la grande précarité, subviennent souvent à leurs besoins grâce aux prestations sociales qui représentent la moitié de leur niveau de vie. Néanmoins, une bonne partie d'entre eux ne perçoit aucune aide.


Un accès aux droits et aux services sociaux faible


D'après l'enquête de l'INSEE et de l'INED, la population des sans-domicile rencontre beaucoup de difficultés à bénéficier de prestations sociales. Sur les 66 300 sans domicile francophones, 40 % ne perçoivent aucune prestation.

Ce phénomène s'explique notamment par le profil de ces personnes, qui ne rentre pas toujours dans les critères d'éligibilité des prestations (âge, nombre d'enfants, conditions de séjour) : c'est le cas d'une personne sur dix environ.

Par ailleurs, beaucoup de personnes potentiellement éligibles pensent ne pas avoir droit au RSA.

Et de manière générale, les centres d'hébergement sont peu sollicités : 37 % des sans-domicile ignorent leur existence.


Les personnes sans domicile fixe consultent les médecins


L'étude met en avant, paradoxalement, une interaction importante des SDF avec le corps médical :  85 % d'entre eux ont consulté au moins une fois un médecin au cours des 12 derniers mois, et 84% ont déjà rencontré un travailleur social.

La plupart d'entre elles se sont le plus souvent rendues dans un cabinet médical privé (62%), plutôt qu'à l'hôpital (21%).

A noter que plus le logement est précaire, plus le recours à un professionnel de la santé diminue. Et les personnes qui consultent le moins sont les hommes, notamment ceux qui ont entre 30 et 49 ans et qui sont étrangers.




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