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LES FEMMES SANS DOMICILE

Les femmes SDF sont plus touchées par le développement de la précarité mais moins affectées par le chômage et l’intérim que les hommes. En effet, 38% des SDF sont des femmes contre 62% d’hommes. S’il y a de plus en plus de femmes SDF, les hommes demeurent plus nombreux au sein de la catégorie SDF.  Des études ont été menées afin de mettre en lumière ce qui mène à cette réalité :

Les femmes sont plus protégées socialement, notamment lorsqu’elles ont des enfants. Elles peuvent bénéficier des dispositifs d’aide sociale (Allocation de soutien familial) les protégeant en tant que mère. Dans le parcours de certaines femmes, la venue d’un enfant leur permet parfois de sortir de la rue et le placement de l’enfant constitue parfois l’évènement qui les réintroduit dans la condition de SDF. La vision d’une femme sans domicile heurte plus facilement les esprits et engage une certaine sensibilité des acteurs institutionnels pour leur éviter l’univers de la rue jugé plus inacceptable pour les femmes que les hommes.La prostitution, autre versant de la marginalité, attire et retient un nombre difficilement estimable de femmes qui pourraient se retrouver à la rue.Les femmes sont souvent moins en rupture avec leur famille que les hommes. Ceci a été prouvé par une enquête de l’Ined (1996)



D’après le graphique ci-dessus, on constate que plus la situation est précaire, plus la part d’hommes par rapport aux femmes est élevée. On peut expliquer cela par la volonté des femmes SDF de ne pas se montrer dans la rue et de l’aide plus importante des acteurs institutionnels pour les héberger. Certaines jeunes filles sont rejetées par leur famille à leur majorité, elles se retrouvent alors à la rue sans argent et ne peuvent pas encore percevoir le RSA. Souvent elles logent durant quelques mois chez des amis mais finissent généralement par s’orienter vers des fondations de prise en charge ou par tomber dans la drogue. Enfin, la plupart des femmes SDF se sont retrouvées dans la rue à cause d’une rupture avec leur conjoint ou leur famille. Une étude de l’Ined montre que les femmes ont perdu leur logement depuis moins longtemps que les hommes, ce qui veut dire qu’elles sont en moyenne relogées plus vite. Sans doute parce que 37% d’entre elles sont accompagnées d’enfants alors que seule une infime minorité d’hommes (1%) est dans ce cas. Malgré cela, pour survivre les femmes sans domicile doivent faire face à des conditions de vie déplorables. Premièrement, elles essaient de garder une hygiène de vie correcte. Cependant, certaines préfèrent nier toute féminité, c’est-à-dire absence de maquillage, de vêtements propres et élégants pour échapper aux différentes violences présentes dans la rue, telles que les viols et les agressions. D’autant plus que les femmes SDF sont plus vulnérables que les hommes. Pour elles, la rue est un enfer ! Pourtant, une partie d’entre elles tiennent à prendre soin d’elles : elles se lavent dans des douches mises à leur disposition, dans les toilettes publiques lorsqu’elles sont gratuites ou dans un café quand le propriétaire accepte (reportage France 2 « Elles sont des dizaines de milliers de sans abris » ).

Quand la nuit tombe, pour éviter de dormir dans les rues, 62% des femmes SDF appellent un numéro d’urgence et n’ont aucune aide. Alors elles sont contraintes de dormir dans des coins de rues, des parkings et certaines abusent même de médicaments pour passer une nuit dans les services d’urgence des hôpital

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